L’optimisme à la portée de tous !

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La théorie

L’optimisme selon Wikipédia : « L’optimisme désigne chez l’être humain un état d’esprit qui perçoit le monde et l’univers de manière positive. Une personne optimiste a tendance à voir « le bon côté des choses », à penser du bien des gens, à considérer que des événements, même fâcheux, prendront quoi qu’il arrive une tournure positive en fin de compte dans la mesure où l’on trouve toujours une solution aux problèmes. L’optimisme est le contraire du pessimisme. L’optimisme est un sentiment positif en tant que moteur de l’initiative ».

dictionnaire

Selon le Larousse : « Doctrine philosophique d’après laquelle le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal.

Disposition d’esprit qui incline à prendre les choses du bon côté : Tempérament enclin à l’optimisme.

Confiance dans l’issue favorable d’une situation : Attendre les résultats avec optimisme ».

 

Ma version de l’optimisme

Si quelqu’un me défini comme optimiste, je lui donnerai raison. Je suis optimiste, mais je suis plus que ça. Dans ma tête et dans celle de beaucoup de gens, l’optimiste pense que tout est toujours bon, il ne doute quasiment jamais et est d’humeur égale quoi qu’il arrive.

Le concept que je m’apprête à partager relève plutôt de la positive attitude. En bref je ne pense pas que tout est toujours bon, mais je pense qu’il y à toujours pire. Quand on voit les choses sous cet angle notre vision du monde à tendance à s’éclaircir :

  • Il pleut et je suis dehors (c’est énervant), mais moi j’ai un gilet alors que les autres à coter de moi sont en t-shirt (ils sont donc dans une situation pire que la mienne).
  • Il pleut et je suis dehors, mais j’arrive bientôt chez moi, alors que d’autres on 30 minutes de route sous la pluie.
  • Il pleut et je suis dehors, mais au moins il n’y a pas de vent.

J’ai répété volontairement ce même exemple pour vous faire comprendre qu’il existe TOUJOURS, des dizaines de situation pire que la vôtre. On pense souvent à tort être la personne la plus malheureuse (c’est injuste ça n’arrive qu’a moi ce genre de chose !). Nous avons cette culture de la plainte permanente ancrée en nous, on se croit toujours moins bien loti que son voisin (et en général il pense la même chose que vous). C’est un cercle vicieux infini, si votre façon de penser ne change pas alors vous ne serez jamais heureux de quoi que ce soit et passerez votre vie à vous plaindre. Au lieu de toujours vous focaliser sur ceux qui, possèdent (soi-disant) plus que vous, concentrez-vous sur ce que vous avez la chance de posséder car rien n’est immuable. Quand je parle de posséder quelque chose il ne s’agit pas uniquement du matériel, rien que sur vous : se plaindre d’avoir mal aux yeux ou au pied est un luxe que certains n’ont même pas. Certaines personnes sont aveugles, des gens sont en fauteuils roulants, des gens sont paralysés, des gens n’ont même plus la chance de respirer. Malgré tout ça on arrive à se plaindre d’être enrhumé ou d’avoir un ongle cassé, c’est dire à quel point nos problèmes sont ridicules.

Pour être le plus clair possible voici un résumé de la vie positive (heureuse) selon moi :

  • Dans chaque chose qui vous arrive, il y à quelque chose à apprendre et à apprécier. Aussi minuscule soit cette chose, elle existe forcément.
  • Peut importe la situation dans laquelle vous êtes, il y a obligatoirement quelqu’un qui est dans une situation pire que là votre et en plus ce quelqu’un ne se plaint pas de cet état de fait. Vous osez vous plaindre d’une situation que des gens rêverais d’avoir.
  • Appréciez la vie à sa juste valeur, ne banalisé pas tout ce que vous avez. Le monde est éphémère, profitez de ce que vous avez en étant conscient que rien n’est jamais acquis. Vous avez des jambes et vous pouvez courir : ça peut changer.

Ne prenez pas ces phrases trop à cœur, bien sur qu’il pourrait y avoir du soleil plutôt que de la pluie… Mais en acceptant que notre situation est meilleure que celle de beaucoup d’autres, on réfléchit à deux fois avant de se plaindre pour rien.optimisme

S’énerver pourquoi faire ?

Pour compléter ces trois principes je vais vous parlez de notre réaction émotionnelle qui nous fait le plus défaut : la colère. 100% du temps s’énerver NE SERT A RIEN. Dans n’importe quelle situation de votre vie, s’énerver contre quelque chose ou quelqu’un produira exactement l’effet inverse à celui recherché. Pour énormément d’entre nous la colère sert de défouloir, déverser toute notre haine, procure un sentiment d’attention et de satisfaction. Quand on s’énerve on à l’illusion (parce que ce n’est rien d’autre) d’être autoritaire et d’être écouté, alors qu’au final ou passe juste pour quelqu’un de méchant qui n’a aucun contrôle sur ses émotions.

Sans mentir il est compliqué de ne plus s’énerver, c’est un gros travail sur soi-même et sur la maitrise de ses émotions. La colère est émotionnelle et survient de façon rapide à cause d’un élément auquel on ne s’était pas préparé, ou d’une situation dans laquelle on ne se sent pas respecté.

La solution se trouve dans votre perception de l’élément qui précède votre colère et même s’il est dur de l’admettre nous sommes en général la cause principale de notre propre énervement :

  • Votre chien à saccagé vos nouvelles chaussures : il n’y peut rien, c’est un chien et vous n’avez pas fait le nécessaire pour qu’il n’atteigne pas les chaussures. Vous allez être colère contre le chien qui n’y est pour rien alors que vous devriez simplement vous dire que les chaussures n’était pas bien rangée.

L’événement responsable de cette colère aurait pu être évité par vous-même (1). Celui que vous grondez n’est pas responsable (2). Grace à ce qui s’est passé vous rangerez mieux vos chaussures la prochaine fois (3). Ça aurait pu être pire, il aurait pu détruire la télé (4). Quatre raisons de rester calme, contre Zéro raison de vous énerver.

 

Mon expérience personnelle

Ce qui m’a donné l’idée d’écrire cet article, c’est qu’un évènement qui aurait pu me pousser à m’énerver c’est produit ce matin même. Je vais vous expliquer ce qui s’est passé et décortiquer ma réaction.

En sortant de ma séance de musculation matinale, je me rapproche de mon vélo pour rentrer manger chez moi. Je détache mon antivol et tire sur le vélo pour monter dessus, mais c’était sans compter sur la bonne surprise qui m’attendait. Un cycliste maladroit ou mal attentionné à fait passer son antivol dans mes câbles de frein, m’empêchant ainsi de libérer mon vélo. Sur le moment comme la plupart d’entre nous l’aurait fait, je me dis que je n’ai pas de chance et que ce type est vraiment con. A ce moment, j’ai très envie de mettre un coup de pieds (inutile) dans son vélo, mais je me retiens. Ma maison se trouve à 30 minutes de marche donc il n’est pas question que je laisse mon vélo ici. Au bout de quelques secondes, je passe d’un état de colère à un état de rires parce que finalement je suis convaincu que celui qui a fait ça ne l’a pas fait exprès et que j’allais m’énerver tout seul sur quelque chose qui de toute façon est déjà arrivé. Puisque je ne veux pas rentrer à pieds, j’essaie de dévisser mon câble de frein au niveau de la roue mais c’est impossible sans outils. Je prends du recul et finalement je dessers le frein à la poignée, enlève le câble, le passe sous l’antivol et réussi à libérer mon vélo. Au lieu de rentrer chez moi énervé d’avoir perdu 10 minutes, j’ai le sourire puisque maintenant j’ai un sujet d’article, je connais mieux le système d’accroche des freins sur mon vélo et qu’en plus il ne pleut pas !vélo

Décryptage :

  • Situation de base : Mon vélo est bloqué par la faute de quelqu’un d’autre.
  • Réaction émotionnelle : Ce type n’est pas intelligent, pour lui faire payer je veux endommager son vélo.
  • Prise de conscience : Je n’aimerai pas qu’on endommage mon vélo pour une erreur de ma part, en fait cet homme n’y est pour rien. Ça me fait marrer puisque j’ai failli m’énerver.
  • Réflexion : finalement je devrais pouvoir sortir mon vélo mais rien n’est sûr. Je ne veux pas le laisser ici, je dois trouver comment le libérer.
  • Dénouement : J’ai réussi à libérer mon vélo en moins de 10 minutes.
  • Conclusion : Cette situation était au départ quelque chose de très négatif pour moi. J’ai réussi à la transformer en expérience positive, car 10 minutes pour tout le positif que j’ai tiré de cette affaire c’est peu cher payé.

À cause de cet incident, j’ai perdu du temps. Mais j’ai appris à sortir un câble de frein sur un vélo, trouvez un sujet d’article génial pour mon site internet, réussi à relativiser, contrôler ma colère pour en faire quelque chose de positif et je suis fier d’avoir su repousser ma réaction émotionnelle qui n’aurai fait qu’empirer les choses. En réfléchissant, vous verrez que ce que j’ai fait ce matin est aussi transmissible à chacune des fois ou vous vous énervez.

 

Nuancer mes propos

Le mode de pensée que j’ai décrit pendant cet article ne dois pas s’appliquer systématiquement à toutes les situations de votre vie. Vous ne devez raisonner de cette façon uniquement lorsque vous vous apprêtez à vous plaindre ou à vous énervez. En musculation par exemple le fait de se rassurer en disant qu’il y a toujours des gens moins fort que vous, n’est pas un justificatif valable pour arrêter de vous entrainer ou vous entrainer moins dure. Il se peut que parfois vos émotions l’emportent sur la réflexion, ainsi vous allez vous emporter envers quelqu’un sans raison valable. Si cela arrive je vous conseille de prendre un temps pour réfléchir à tout ce que vous auriez pu faire plutôt que de vous énerver. Une fois la liste terminée allez vous excuser et expliquer que votre colère n’était pas justifiée, que vous êtes en train de faire des efforts pour contrôler vos émotions.

“Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez.” Bouddha.

 

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Maël brossaud

Fondateur du site GetStronG.fr et auteur du Guide Moderne de la Nutrition. Il est expert dans le domaine de la remise en forme et a à cœur de partager des informations utiles et accessibles à tous.

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